Le projet epLog La mise en place de la Supply Chain chez ep
Les étapes de la mise en place de la "supply chain" chez ep
De nouveaux échanges d'information entre les partenaires
Le projet des centres de pilotage d'epLog
LA MISE EN PLACE DE LA SUPPLY CHAIN CHEZ ep LA CREATION d'epLog
_________________ Pour progresser dans loptimisation de nos flux logistiques, nous avons pris en 1996 la décision de créer une filiale spécialisée : epLog. Les objectifs fixés à cette entité sont :
Le fonctionnement de cette entité va reposer sur le concept de gestion de la chaîne client-fournisseur. LA GESTION DE LA CHAINE LOGISTIQUE Principes de la gestion de la chaîne logistique _______ Le concept de chaîne logistique « Supply Chain » est dorigine militaire. La gestion de la "supply chain" doit assurer la disponibilité de fournitures diverses (armes, munitions, médicaments, nourriture, carburant, eau, équipement, rechanges, ..) au bon endroit et au moment voulu. En temps de paix, les plans et les stocks aux différents échelons doivent être établis et intégrés pour faire face aux situations de crise et de guerre. En temps de guerre, toutes les forces vives de la nation doivent être mobilisées pour assurer un réapprovisionnement constant de tous les maillons de cette chaîne, depuis les producteurs jusquaux unités engagées sur le front. Celles-ci doivent recevoir les fournitures dont elles ont besoin selon un processus de réapprovisionnement constant, piloté par des niveaux de dotation prédéterminés et des ordres de réapprovisionnement déclenchés par les centres de commandement logistiques qui ont une vision précise de leurs stocks. Ceux-ci sont rattachés aux centres de commandement opérationnels qui ont une vision précise de la situation géographiques des unités (Où livrer ?) et de la nature de leurs besoins en fonction de la situation tactique et des missions qui vont leur être assignées (Evaluation du besoin brut). Le centre de commandement logistique établit le besoin net en fonction du besoin brut et des stocks, puis organise le transport. Objectifs d'une chaîne logistique _____________ Les objectifs dune organisation de type "Supply Chain" (ou "chaîne logistique" ou "chaîne client-fournisseur") dans le domaine industriel civil sont :
Les corollaires aux objectifs ainsi définis sont :
Atteindre les objectifs définis implique de :
Concept d'entreprise virtuelle _______________ Nous avons introduit le concept d'entreprise virtuelle. Nous allons le définir plus précisément. Traditionnellement, les entreprises ont mis laccent sur leurs procédures internes et ont considéré quil était difficile daborder le problème de loptimisation de leurs procédures avec leurs clients et partenaires. Aujourdhui cette révision vise à envisager lensemble des procédures, tant internes quexternes. Lentreprise et ses divers partenaires (fournisseurs, sous-traitants, banques, services publics, distributeurs, etc.) constituent une entreprise virtuelle qui peut bénéficier des avantages apportés par une optimisation complète des processus et par la mise en uvre de solutions améliorant les différents flux (flux de produits, flux de données et flux financiers), basées sur les technologies de linformation.
La nouvelle importance des processus ___________ Le management de la "chaîne logistique" requiert une action concertée pour maximiser la valeur ajoutée dans un délai restreint. Traditionnellement les systèmes de gestion se sont organisés autour des fonctions définies : les commerçants vendent, les industriels fabriquent, les acheteurs achètent, .. La gestion de la "chaîne logistique" met laccent sur des processus clefs comme l'innovation, le planning, la prise et le suivi de la commande, la gestion des stocks ou les cycles de fabrication et d'évolution du produit. Un processus est un ensemble dactions, de points de décisions, de collectes dinformations et de flux de données regroupés en un sous-ensemble cohérent pour atteindre un objectif professionnel précis. Ces processus impactent plusieurs fonctions selon un schéma chronologique et on doit définir les tâches requises par le processus au niveau de chaque fonction, dans un souci déconomie de ressources certes, mais surtout dans la perspective de la valeur effectivement ajoutée, dans le respect de lobjectif global (niveau de qualité fournie au client) et de la synergie de lensemble. Prérequis pour une gestion réussie de la chaîne
logistique _ Le diagramme qui suit explique comment les coûts et la valeur sajoutent à chaque étape de la "chaîne logistique".
Le gain de valeur n'est effectif que lorsque la matière première est complètement transformée en produit fini, ou lorsque ce produit a effectivement franchi une étape qui le rapproche du consommateur. L'accumulation des coûts se fait de manière progressive : chaque heure qui passe induit des coûts de main d'uvre, des coûts de structure, des coûts de gestion, des coûts de stockage, des coûts financiers, Les retours clients impliquent que les coûts continent à progresser après l'acte de vente au consommateur. Réduire les délais implique de réduire la taille de la droite rouge, donc les coûts alors que la valeur ajoutée reste la même, ainsi que le montre le second diagramme.
Accroître la fiabilité des procédures tout au long de la chaîne implique l'élimination des dysfonctionnements générateurs de retards et la disparition des retours clients. C'est la condition nécessaire pour permettre la réduction des délais. Dès lors s'engage un cercle vertueux qui permet d'améliorer les délais, la sécurité et de réduire les coûts tout au long de la chaîne qui part du premier fournisseur et qui aboutit au consommateur.
LES ETAPES DE LA MISE EN PLACE DE LA "SUPPLY CHAIN" CHEZ ep Evaluation de la situation de départ
______________ Les stocks excessifs actuelle en tous genres que nous constations au début des années 90 tout au long de la chaîne logistique étaient souvent le résultat des incertitudes qui pesaient sur l'ordonnancement des opérations, sur la formulation des requêtes de toute nature (commandes, demande de réapprovisionnement, demande de travaux, demandes de services, demande d'information) et sur la réponse apportée à ces requêtes (livraison de produits, fournitures de services, informations en retour). Ces incertitudes ont été institutionnalisées par le fait que le maillon suivant le long de la chaîne avait généralement mis en place les ressources nécessaires (hommes, procédures, outils, rechanges, documents, stocks, ..) pour compenser les insuffisances du maillon précédent. L'Assurance Qualité a fourni des outils pour s'assurer que la procédure a été faite dans les règles définies dans le référentiel et que l'on dispose de toute la traçabilité des opérations mais elle ne fournit pas d'outils pour mesurer l'optimisation du référentiel et l'efficacité (célérité et fiabilité) dans l'application de la procédure. Les causes du dysfonctionnement : les sources
d'incertitude ___ Face à cette situation, nos équipes de spécialistes ont recherché les sources d'incertitude dans les échanges inter-maillons de la chaîne logistique. Cette recherche impliquait de rechercher des réponses à nombre de questions, que ce soit au niveau de la demande : Pouvait-elle être prévisible ? (chronologie de la demande) ?
ou de la réponse apportée à cette demande :
L'optimisation des stocks _________________ Une fois le facteur incertitude minimisé, on a pu déterminer le niveau de stock
optimal à détenir au niveau de chaque maillon de la chaîne. La gestion efficace d'une chaîne logistique repose sur un ensemble de plans qui lient les objectifs de profit et de satisfaction du client à l'ensemble des activités opérationnelles. Cet impératif de planification doit être conciliable avec les exigences de flexibilité. Le planning ne doit pas être vu comme un carcan mais comme la liste des engagements de chaque maillon de la chaîne vis à vis des autres. C'est donc un ensemble d'engagements contractuels de type client-fournisseurs qui va progressivement se mettre en place à tous les niveaux de l'entreprise virtuelle. Ce processus de planification doit être hautement intégré avec le processus de gestion du changement de manière à pouvoir intégrer de manière très réactive toutes les innovations. Les durées affectées à chaque tâche doivent être réalistes. La gestion de deux flux opposés _____________
Toute la problématique de la gestion de la "supply chain" se situe face à l'existence de deux flux contraires : Un flux physique, accompagné du flux des données associées, part des fournisseurs de
matières premières pour aboutir au consommateur en traversant le fabriquant du produit
fini et le distributeur. L'objectif de la gestion de la chaîne logistique est de s'assurer que toute donnée
importante décrivant ce double processus (événement, donnée caractérisant un stock ou
un flux) est immédiatement accessible pour qui en a le besoin, quelque soit sa position
au sein de l'entreprise virtuelle. La gestion de ces flux impose une capacité à planifier et à replanifier rapidement l'ensemble des opérations, et à déterminer quand il est judicieux de replanifier. On ne peut manquer de rapprocher ces exigences de celles d'une compagnie aérienne qui déroule son programme d'exploitation au jour J et qui doit se tenir prête à faire face au moindre dysfonctionnement (panne avion, problème météo, encombrement de l'espace aérien, dépassement d'horaire d'un équipage, ..). Pour faire face à cette contrainte, les compagnies ont mis en place des "Quart
Opérations" qui centralisent l'ensemble des données opérationnelles et des
systèmes de décision et s'appuient sur des outils performants de communication et de
traitement de l'information. Nous avons insisté au début de cet article sur l'origine militaire du concept de "supply chain". Les "Quart Opérations" des compagnies aériennes s'inspirent des centres de commandement militaires (C3I systems pour Command, Control, Communication et Intelligence). Nous verrons plus loin comment nous allons appliquer ce principe au sein de notre Groupe. Les hommes et les femmes qui assureront cette gestion devront être très conscients des enjeux au plan de la satisfaction du client et du résultat de l'entreprise. DE NOUVEAUX ECHANGES D'INFORMATIONS ENTRE LES PARTENAIRES Le processus ancien : tiré par les commandes _________
Chacun, à son niveau, prévoyait des volumes en sortie et en déduisait des niveaux de réapprovisionnement. Le document de base était la commande. Le niveau des stocks et des en-cours, les règles de gestion des stocks, les programmes
de fabrication étaient invisibles pour les partenaires du processus d'échange. Le processus nouveau : poussé par le niveau amont _____
A chaque niveau le « fournisseur » (en amont) élabore le Plan de Livraison
de son « client » (en aval). Cet ensemble de données constitue ce que nous appellerons une Vue Disponible-Besoin Aval (VDBA). Les informations « montantes » et « descendantes » le long de la chaîne sont partagées par les deux acteurs qui saccordent sur la couverture souhaitée. Les actions menées individuellement à tous les niveaux sont vues comme les composantes élémentaire dune action globale et commune à toute lentreprise virtuelle. Les niveaux de stock, les mouvements entre les magasins et les taux de consommation sont mesurés pour construire un modèle général stock-flux-usage. Partager les données, les procédures
et les
profits _______ Le diagramme ci-dessus démontre comment le partage des données sur les prévisions de livraison, les ventes et les stocks entre les divers maillons de la chaîne, et une gestion partagée de lensemble engendre des bénéfices pour tous les partenaires. Plus tôt linformation est accessible, plus vite les règles de gestion sont établies en commun, plus grande est la performance de lensemble. Lanalyse dun flux de commandes ne donne quune vision imparfaite du processus besoin-disponible du client : une commande plus importante que dhabitude traduit-elle une réelle augmentation du besoin ou un simple incident de parcours ? Partager les données clefs tout au long de la chaîne et avoir une vision commune sur les mécanismes de planification permet dobtenir un bon niveau de service pour le consommateur final à un coût minimal (optimisation des stocks, des transports, des programmes de fabrication). L'incertitude est faible. Les délais et les niveaux de sécurité sont minimisés.
Garantir la sécurité de fonctionnement : stock de
ressources ou flux d'informations __ L'interconnexion des réseaux de communication des divers partenaires est une condition nécessaire pour permettre les échanges et la construction d'un Système d'Information partagé par tous. Si cette condition est nécessaire, elle est loin d'être suffisante. L'organisation doit aussi évoluer pour permettre une meilleure coopération commerciale, une complète collaboration logistique et une stratégie commune en matière de systèmes et de technologies de l'information. Il ne faut pas sous-estimer les difficultés d'une telle entreprise qui va se heurter à de multiples obstacles et devoir se soumettre à de nombreuses contraintes. Avant d'ouvrir les portes et de devenir transparent, il faut se livrer à un important travail à l'intérieur de chaque entité : que vaut la chaîne logistique interne, quelles sont les étapes clefs de création de valeur, quels sont les circuits d'information et de décision, comment sont collectées et gérées les données clefs, quels seront les impacts de la mise en place de la nouvelle organisation et est-ce que tous les rouages de l'ancienne sont-ils préparés à évoluer ? La sécurité reposait sur des stocks de ressources (personnel, délais confortables (ressource temps), stocks de matières, stocks de produits, ..). Elle va désormais reposer sur des flux d'information. Cette révolution va devoir être soigneusement préparée par un important effort d'information, de formation et d'accompagnement. Quelles compétences pour la gestion de la chaîne
logistique ___ Deux types de compétences sont requises pour une gestion efficace de la chaîne logistique :
La mesure des performances _________________ Nous avons vu que, pour bien fonctionner, la gestion de la chaîne logistique exigeait à la fois un mode d'organisation spécifique et de nouvelles compétences logistiques et "système". Elle exige aussi la définition de nouveaux indicateurs de mesure de la performance aux divers niveaux de l'entreprise virtuelle. A ces nouveaux indicateurs doivent être associés de nouveaux mécanismes d'évaluation, de motivation et de gratification pour les divers intervenants. Ces indicateurs de mesure, ainsi que ces mécanismes d'incitation, devront privilégier les facteurs qui conduisent à maximiser la performance et la valeur totale, à minimiser le coût total. Ils seront différents des indicateurs classiques issus des techniques comptables traditionnelles. On s'intéressera plutôt à tout ce qui réduit l'incertitude : exactitude des livraisons (en temps et en quantité), qualité des prévisions et des plans, taux d'anomalies sur un fichier transmis, ... Toute notre organisation reposant sur une recherche de l'amélioration du service fourni au client, les indicateurs les plus pertinents analyseront le niveau de service rendu par le niveau n+1 au niveau n à chaque maillon de la chaîne. LE PROJET DES CENTRES DE PILOTAGES D'epLog Concept de centre de pilotage _________________ Nous avons vu que le principe de la « supply chain » était dessence militaire : assurer les dotations des unités en fournitures diverses, et ce aux divers échelons. Pour assurer ce service de la manière la plus efficace possible, les Forces Armées daujourdhui ont mis en place des systèmes de pilotage très sophistiqués : les Centres de Commandement Logistiques. Ces centres adaptent au domaine logistique le concept de « C3I System » (Command - Control - Communication - Intelligence ). epLog adapte ce concept au domaine de la logistique industrielle civile :
Le Projet des Centres de Pilotage d'epLog face aux objectifs du Projet Global de Supply Chain __ Rappelons les trois objectifs fixés à epLog que nous avons énoncé au début de cet article :
Les concepts de gestion des flux dans un contexte de Supply Chain étant définis, nous sommes maintenant mieux en mesure de vous présenter comment ces trois objectifs vont être atteints. Le pilotage des flux ______________________
Ces Centres de Pilotage vont assurer la gestion et la supervision des flux d'informations entre les divers partenaires de la Supply Chain. Ces flux d'information sont ceux décrits dans le schéma précédent. Ceci implique l'interconnexion avec tous les Systèmes d'Information concernés, par le biais de procédures d'Echange de Documents Informatisés (E.D.I.) qui devront respecter de règles très strictes de sécurité, de contrôle de l'intégrité et de respect de la confidentialité. Un Comité de pilotage regroupant les différents partenaires est d'ores et déjà en place et travaille sur la définition et la standardisation de ces procédures. Compte tenu du volume des données, de la couverture géographique et de la complexité de la cartographie des échanges, nous avons choisi une architecture répartie sur trois centres de pilotage régionaux et un centre de pilotage mondial.
L'ensemble des Centres Régionaux et du Centre Mondial disposera de son propre Système d'Information pour permette à epLog de remplir sa mission. L'architecture logique de ce système sera basée sur plusieurs systèmes de gestion transactionnels, un intégrateur de flux assurant leur synchronisation et leur optimisation (supply chain navigator) ainsi que les échanges entre ces systèmes et avec les systèmes d'information extérieurs interconnectés. Elle inclut aussi un entrepôt de données pour les analyses statistiques (Datawarehouse). Les Systèmes de Gestion transactionnels seront :
Son architecture physique intégrera les technologies et les outils les plus adaptés. Il s'articulera autour d'un Intranet lui-même intégré dans l'Intranet du Groupe. La Plate-forme logistique Grand Export ____________
Le Centre de pilotage mondial de Rotterdam hébergera la plate-forme logistique du Grand Export. Celle-ci sera alimentée par les différentes usines européennes et assurera le groupage des expéditions vers nos clients de la zone Grand Export (Afrique, Proche et Moyen-Orient, certains pays dAsie et dAmérique Latine). Les chantiers 2001 _______________________ La construction de ce système représente une oeuvre de longue haleine et se fera de manière progressive. Les premières briques seront mises en place dans le contexte de ce que nous appelons les chantiers 2001. Ceux-ci sont au nombre de quatre et concernent le Centre de Pilotage mondial :
Le Datawarehouse
_______________________ Il peut sembler étonnant que le projet de Datawarehouse soit intégré dès la première phase. La consolidation des données marketing et commerciales présente un caractère durgence pour nos forces de ventes. La Base de Données sur nos distributeurs ainsi constituée est aussi vitale pour les
équipes projets qui vont devoir mettre en place les systèmes de gestion transactionnels
et qui ont besoin dun référentiel pour la cartographie des flux. Linfrastructure réseau et la plate-forme
logistique export __ Nous mènerons ensuite de front limplantation du réseau du Centre de pilotage de Rotterdam et la mise en place sur ce réseau des applications de gestion des flux de la plate-forme logistique export. Les postes de travail auront accès à ces applications transactionnelles ainsi quà des outils de productivité collective de type groupware qui supporteront lorganisation très performante que nous souhaitons mettre en place. Le réseau du centre de pilotage fédérera ces postes de travail, les serveurs dapplication et les serveurs groupware. Il sintégrera dans epnet, notre intranet groupe. Ce projet représente à la fois un challenge technique et un challenge économique. Le premier centre de pilotage régional _____________ Nous implanterons ensuite sur ce réseau les outils logiciels du premier centre de pilotage. Nous définirons les composantes de larchitecture du système et mettrons en place la structure projet adéquate. Ce centre pilotera dans un premier temps la gestion des flux de produits sur le marché de lUnion Européenne. Il sera ensuite dupliqué dans les trois centres régionaux de Bruxelles, dAtlanta et de Singapour. Dès que le centre de Bruxelles sera prêt, il prendra le relais pour la gestion des flux européens. Le centre de Rotterdam assurera dès lors son rôle de Back up. ****** Les prochains numéros d'Epigramme seront consacrés à l'avancement de ces différents chantiers. Cest une réalisation d'envergure et nous espérons que cet article vous a démontré l'importance de ce projet pour notre avenir. |
© Centrale Formation 2005-2006